L’enquête 2013 / 2014 du SNPCE

lundi 12 janvier 2015

La troisième édition lancée fin 2013 de la vaste enquête engagée par le Laboratoire d’analyse de la profession du SNPCE (Syndicat national des prestataires et conseils en écriture) tous les deux ans depuis 2009 a débouché sur des résultats significatifs, 131 prestataires et conseils en écriture sur les 494 interrogés ayant en effet répondu, soit un taux de retour de 27 %.

Que nous disent-ils ?

La profession de prestataire et conseil en écriture est toujours essentiellement féminine et correspond à un métier de seconde partie de carrière. Elle est exercée par des personnes dont la formation initiale est supérieure ou égale à bac + 3 et qui exerçaient majoritairement leur activité antérieure en tant que cadre ou profession intellectuelle supérieure.

Près de la moitié des prestataires et conseils en écriture ont choisi de suivre une formation spécifique au métier avant de s’installer. Et, une fois installés, ils continuent de se former ou envisagent de le faire.

L’enquête 2013/2014 montre une relative faiblesse de la création de structures de moins de trois ans et une part de cabinets anciens plus importante que dans les précédentes enquêtes. La prochaine enquête qui sera réalisée fin 2015 permettra de vérifier si ce constat est représentatif ou non d’une véritable tendance.

Les prestataires et conseils en écriture exercent majoritairement en tant qu’autoentrepreneurs et y consacrent un temps de travail élevé pour une rémunération toujours très modeste, bien qu’en augmentation. Les tarifs pratiqués sont parfois extrêmement faibles et montrent combien il est difficile dans ce métier d’être rémunéré à la juste valeur de la compétence mise en œuvre.

Plus de la moitié des prestataires et conseils en écriture exercent parallèlement une activité complémentaire, en majorité en tant que salariés, ce qui leur permet de compléter la rémunération tirée de leur activité de prestataire et conseil en écriture, même si cette rémunération complémentaire est souvent elle-même relativement faible. Parmi ceux qui n’exercent pas d’activité complémentaire, un peu plus d’un quart est retraité et perçoit donc des revenus autres que ceux tirés de l’exercice de leur profession.

Les prestataires et conseils en écriture utilisent de plus en plus les moyens promotionnels à leur disposition, et notamment ceux issus des nouvelles technologies, comme les sites Internet et les réseaux sociaux.

Malgré les nombreuses difficultés rencontrées, dont la promotion de la structure et la rémunération sont de loin les plus importantes, la satisfaction des prestataires et conseils en écriture tend à augmenter, car ce métier est en lui-même porteur de nombreux facteurs d’épanouissement.

Les résultats complets de cette enquête sont disponibles dans la rubrique « librairie » du site du SNPCE au prix préférentiel de 10 € pour les adhérents de l’AEPF, du GREC et de Plume & Buvard (prix public : 15 €).

Anne Steier
Présidente du SNPCE

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