Le Tuto des écrivains publics, numéro 5

mardi 15 novembre 2016

Les apprentis journalistes seront ravis par ce Tuto. Ils y trouveront notamment des astuces pour améliorer la lisibilité de leurs papiers.

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FORUM

Messages

  • A ce "Tuto" très complet et pertinent (merci Sandrine), je me permets, en ma qualité d’ancien journaliste, d’ajouter trois éléments.
    En premier lieu, comme le souligne Sandrine, l’objectivité relève plus du mythe que de la réalité (c’est une des premières de choses que l’on apprend et vérifie rapidement et lorsque l’on arrive, bourré de certitudes, dans une école de journalisme). Ce qui est primordial dans la démarche journalistique, c’est l’honnêteté. Une "objectivité pure et totale" reviendrait à publier TOUTES les informations relatives à TOUS les sujets d’actualité (pour ne considérer que ceux-là). Chaque quotidien compterait alors des centaines de pages impossibles à lire en vingt-quatre heures et les journaux télévisés (JT) dureraient des heures et des heures : trente minutes de JT contiennent autant d’informations... qu’une seule page du Monde. La première tâche d’un journaliste consiste à trier et à hiérarchiser (dans le journal, dans chaque page et dans l’article lui-même) les centaines d’informations dont il est destinataire et/ou qu’il est allé chercher. Ainsi, dans votre quotidien local, les centaines de dépêches de l’Agence France Presse reçues chaque au journal produisent deux ou trois pages qui constituent ce qu’il est convenu d’appeler les « Informations générales. »
    En second lieu, à l’inverse de l’information « à jet continu » que produisent jusqu’à la nausée les chaînes d’information continue, une des missions essentielles du journalistes est de mettre les informations qu’il publie « en perspective », c’est-à-dire de les replacer dans une histoire et dans un contexte. J’ai toujours eu coutume de dire, lorsque j’intervenais devant des lycéens dans le cadre de la « Semaine de presse à l’école », que l’information doit rendre son lecteur plus intelligent, c’est-à-dire mieux à même de comprendre la société et le monde dans lequel il vit.
    Enfin, il convient impérativement, pour se mettre « dans la peau d’un journaliste » et pour prendre en compte les conseils prodigués par Sandrine, de se défaire, le cas échéant, d’une conception universitaire de l’écriture. Fini le « introduction – thèse/antithèse/synthèse – conclusion. » Une « accroche » n’est pas une introduction et une « chute » n’est pas une conclusion. Il faut « accrocher » le lecteur et le prendre par les mots pour l’emmener jusqu’à la « chute »… et à votre signature.
    Journalistiquement vôtre.
    Pascal Martineau

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