Lettre de l’AEPF N° 4

Si vous avez des difficultés à lire cette lettre, cliquez sur le lien suivant :
http://ecrivains-publics.fr/Lettre-de-l-AEPF-No-4?var_mode=calcul

La Journée nationale des Écrivains publics :

Nous rappelons que ce colloque, qui s’était déroulé à Lyon en 2011, aura lieu le vendredi 4 avril 2014 à Paris, au Palais du Luxembourg, sous le parrainage de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l’exclusion. Tous les détails à ce sujet figurent dans l’article publié sur notre site à cette adresse : http://ecrivains-publics.fr/JNEP-2014-les-inscriptions-sont
Il est très important de noter que les entrées au Palais du Luxembourg sont contrôlées et que nul ne pourra s’inscrire à la dernière minute ! Ces inscriptions seront closes le 28 mars.

En préambule à la Journée nationale des Écrivains publics :

et dans le cadre d’un partenariat avec la Mairie de Paris, l’AEPF interviendra le mercredi 2 avril dans trois bibliothèques parisiennes.
Ces conférences ont d’ores et déjà été annoncées sur le site « Que faire à Paris ».

18 h : Bibliothèque Edmond-Rostand
11 rue Nicolas-Chuquet, 17e
La biographie, par Sylvie Monteillet

19 h : Bibliothèque Couronnes
66, rue des Couronnes, 20e
L’illettrisme, par Marie Huguenin-Dezot

19 h : Bibliothèque Buffon
15, rue Buffon, 5e
Le métier d’écrivain public, par Pascal Martineau

Un point rapide sur la réforme en cours du statut des autoentrepreneurs

La loi a été votée par l’Assemblée nationale récemment. Il lui reste à passer devant le Sénat puis à être promulguée pour entrer en application le 1er janvier 2015.
Sans revenir sur tous les détails des régimes micro fiscal et micro social qui préexistaient au statut d’autoentrepreneur, il faut rappeler que celui-ci se caractérisait par de grandes simplifications administratives, notamment quant au calcul et au paiement des charges sociales, de l’impôt sur le revenu, ainsi que pour les formalités d’inscriptions aux chambres de commerce et des métiers. De ce fait les professions de l’artisanat avaient dénoncé, parfois à juste titre, une concurrence déloyale. Un premier projet concocté par Mme Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, prévoyait d’abaisser sérieusement les seuils de chiffre d’affaires en dessous desquels on pourrait opter pour ce statut d’autoentrepreneur. D’où de vives protestations débouchant sur la nomination d’un « médiateur », qui déposa un rapport, base de la nouvelle loi.
Celle-ci ne touche pas aux seuils de chiffres d’affaires auxquels les autoentrepreneurs étaient habitués. Elle étend à toutes les autres formes de micro-entreprises la simplicité administrative propre aux autoentrepreneurs. En revanche elle oblige les autoentrepreneurs, en tant que de besoins, à s’inscrire aux chambres des métiers et de commerce et à leur payer les taxes y afférentes (0,044 % du chiffre d’affaires pour les prestataires de services). Mais un écrivain public exerçant sous le régime de la micro-entreprise pourrait-il être considéré comme commerçant ? On en doute.
En résumé les autoentrepreneurs ont conservé l’essentiel des avantages de leur statut.

Aucune bonne biographie ne peut se faire de force

Cette affirmation sonne comme une évidence. Pourtant nous savons tous que bien souvent les biographies que nous écrivons doivent beaucoup aux incitations, voire aux insistances de l’entourage de la personne biographiée. Celle-ci s’y prête d’abord sans conviction, comme pour « faire plaisir », puis se livre volontiers à l’exercice, quand elle n’y découvre pas une sorte de rédemption ou d’accomplissement.
Mais parfois les choses tournent au vinaigre. C’est ce qui s’est produit avec la biographie d’une personne très célèbre, et controversée, qui avait à se défendre dans de nombreuses procédures judiciaires et devait quelques centaines de milliers de dollars à ses avocats. Ceux-ci ont donc eu une idée mirifique : que notre homme raconte sa vie, que le livre soit édité, que les droits d’auteur soient abondants et qu’ils permettent de payer leurs honoraires. Dans leur esprit ça ne pouvait que marcher. En fait ce fut un double « bide ».
En effet le héros du livre accepta l’idée du bout des lèvres, mais ne manifesta aucun goût pour l’écriture. On alla donc chercher un « nègre ». Celui-ci se mit à l’ouvrage, mais constata que plus on avançait moins le biographié acceptait de coopérer. La collaboration tournait à l’enfer, et le livre s’acheva d’extrême justesse. Il parut en librairie, illégalement d’ailleurs, mais se vendit très mal : c’est le deuxième bide. Surtout du point de vue des avocats.
Le plus piquant est que le héros se nommait Julian Assange, l’homme de Wikileaks, l’homme qui faisait profession de révéler les secrets du monde. Il ne supportait pas qu’on puisse porter les siens sur la place publique. Après tout c’est son droit le plus strict. Il estima même que « toute autobiographie était un acte de prostitution ».
Quant au « nègre » qu’on imagine mal payé sur ce coup-là, il se nomme Andrew O’Hagan et il se vengea en publiant le récit de l’autobiographie douloureuse sous forme d’une longue tribune dans la « London Review of Books ». Déontologiquement : pas terrible…

Un article nouveau sur le blog : « l’épaisseur du trait »

Ou combien il reste de progrès à faire pour que les collectivités territoriales se jettent dans la bataille contre l’illetrisme. À consulter ici : http://ecrivains-publics.fr/ecrire/?exec=article&id_article=150



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