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Anne Steyer

Écrivain public et rédactrice web.

Nous vivons un siècle atypique.

C’est la première fois de l’histoire où l’on a vraiment moins besoin de l’écriture, tant elle est supplantée par l’image et la parole.

C’est une profonde injustice. L’écriture a toujours été là pour nous depuis des temps immémoriaux . Malmenée souvent,  défigurée parfois, elle ne nous tient pas rigueur de nos erreurs. Mieux ! Elle s’y adapte, quitte à en perdre de l’élégance. Elle nous aime et continue à nous servir.

Tous ses signes sont de véritables outils d’orfèvrerie. Ils  permettent de ciseler la pensée avec une précision redoutable, pour peu que l’on  maîtrise toute l’étendue du répertoire.

Comme pour les partitions de musique, un texte est composé de sons, de rythmes, de respirations, de soupirs, de silences, avec ses points d’exclamation, d’interrogation, ses virgules et points virgules qui n’ont pas le même temps d’interruption…

Comme la musique, l’écriture est une traductrice d’émotions.

“Flâner, éphémère, sempiternel, clapotis, babillage, versatile, bucolique…” chantent les mots, reliés par des soupirs.

Les écrivains publics sont des virtuoses de l’écriture. Ils l’aiment, l’étudient, s’en emparent, la chérissent, la préservent,  la font leur

et puis, ils la font vôtre.