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Les actualités de l’AEPF

4e concours de nouvelles du CNFDI : l’excipit chasse l’incipit

Le Centre national privé de formation à distance (CNFDI) organise son quatrième concours de nouvelles.

Si l’édition précédente imposait un incipit (désigne soit le premier vers d’un poème, soit plus généralement le commencement d’une œuvre), celle de 2019-2020 a pour contrainte l’emploi obligatoire de l’excipit négatif « …Et il disparut pour toujours. »

L’excipit est un terme employé en analyse littéraire qui désigne les dernières lignes d’une œuvre.

Sortez vos feuilles et vos stylos, vous avez jusqu’au 31 décembre.

>> Toutes les informations sur le règlement et les conditions de ce concours sont sur le site du CNFDI

Le 18 octobre : neuvième salon littéraire de la gastronomie

Avis aux amoureu.ses.x des livres, goûtant également les arts de la table. L’une de nos membres, Corinne Boisbluche, emmène son biographé 2018, Marcel Derrien, ancien directeur de l’école Lenôtre et unique professionnel sacré « l’un des Meilleurs Ouvriers de France » classe pâtisserie et chocolaterie en 1968, participer au 9e salon littéraire de la gastronomie, à l’occasion du prix Archestrate 2019, dans les salons de l’école hôtelière de Paris, rue Médéric, Paris 17e.

Venez vous joindre au large public de gourmets et autres épicuriens de la fourchette comme de la plume, à l’occasion de cet événement organisé par cocktailetculture.com le vendredi 18 octobre de 19 h à 21 h.

 

Beurre, sucre et ferveur, Marcel Derrien artiste chocolatier sera proposé à la vente dédicacée, à cette occasion en présence de son auteur.

Exclusion numérique : un « livre blanc » et un colloque

Jeudi 3 octobre 2019 s’est tenu à l’Assemblée nationale un colloque intitulé « Treize millions de personnes exclues du numérique : des idées pour agir » afin de lutter contre ce que les spécialistes nomment l’illectronisme.

D’année en année, la fracture numérique se creuse et touche de nombreux Français. Si la dématérialisation des services publics progresse à grands pas, simplifiant pour beaucoup de nos concitoyens les démarches administratives et offrant un gain de temps précieux, une partie de la population est exclue de cette évolution et souffre d’illectronisme. Dans son livre blanc publié sur ce sujet en juin 2019, le syndicat de la presse sociale indique que 23 % des Français ne se sentent pas à l’aise avec les outils numériques.

Les personnes âgées sont les plus touchées par cette exclusion numérique qui comprend aussi bien les difficultés d’accès que les difficultés d’usage. Selon le livre blanc, si 27 % des 60 ans déclarent ne jamais utiliser Internet, ce chiffre passe à 42 % pour les plus de 80 ans.

Mais cette inégalité générationnelle ne concerne pas uniquement les séniors. En effet, contrairement aux idées reçues, les jeunes ne sont pas épargnés par l’illectronisme. Bien que très à l’aise sur les réseaux sociaux et les jeux vidéo, beaucoup font un blocage dès qu’il s’agit de postuler à une candidature sur Internet ou d’effectuer des démarches administratives.

Quant au niveau d’études, il reste un facteur discriminant : les adultes peu ou pas diplômés rencontrent plus de difficultés dans l’utilisation des outils numériques.

Les inégalités territoriales pèsent aussi dans cette fracture. Selon le Défenseur des droits, Jacques Toubon, 500 000 personnes vivent dans des zones blanches, à savoir des zones géographiques dépourvues de connexion Internet et mobile. De plus, vivant en milieu rural, les citoyens de ces zones sont également éloignés physiquement des pôles urbains où peuvent s’effectuer les démarches administratives.

Enfin, les personnes sans domicile fixe ont un accès au numérique rendu plus difficile par leurs conditions de vie et leur précarité (manque de ressources, absence de domiciliation).

Tout comme l’illettrisme, l’illectronisme engendre des inégalités et exacerbe les problèmes sociaux et économiques. L’ambivalence des nouvelles technologies, à la fois sources de progrès et de clivages, accélère la vulnérabilité des personnes déjà fragilisées qui subissent alors la double peine.

Carla Pinto

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“Au 98”, la découverte d’une famille

Dans les années 1920, une fillette, Louise, a séjourné à plusieurs reprises au 98 de la rue du Chemin-Vert à Paris. Elle est accueillie par sa tante paternelle qui s’est installée dans l’appartement occupé précédemment par sa famille maternelle vaincue par la tuberculose. À partir des rares souvenirs de Louise, de recherches dans diverses archives et de lectures d’ouvrages, cette famille a repris vie au travers du récit. Dans le même temps, c’est un peu l’histoire de l’immeuble et du quartier au début du XXe qui se dévoile.

Pourquoi cet ouvrage ?

Parce qu’un jour, je me suis inscrite à la formation de l’AEPF sur la biographie, pleine de doutes sur les leçons que j’en tirerais, plus encline que j’étais à rédiger des écrits administratifs et à relire des textes juridiques. À la fin d’une formation complète et dynamique, j’étais pleinement déterminée à m’engager dans la voie de la rédaction de récits.

Parce que Louise avait tissé un lien particulier avec l’appartement du 98 qu’elle avait en réalité peu fréquenté, mais qui demeurait de façon nostalgique celui de sa mère, de ses grands-parents, de ses oncles et tantes, disparus pour la plupart dans les années 1920 d’une maladie qu’on ne savait pas encore soigner. Peu d’informations lui avaient été transmises malgré l’installation dans le même appartement de la sœur de son père. Bien que n’étant pas généalogiste, mes recherches dans les archives ont permis de mettre à jour le cheminement des membres de sa famille. Le bonheur de cette découverte pour les survivants et leurs descendants a été pour moi la plus belle des récompenses.

Anny-Claude Derouen

https://acderouen.wixsite.com/lecrivotre

« L’écrivain public, un écrivain comme un autre ? » : les actes sont parus

La quatrième Journée nationale de l’écrivain public (JNEP) s’est tenue le vendredi 24 mai 2019 à Montreuil en Seine-Saint-Denis, dans les locaux de l’école du théâtre et de l’image « La Générale ».et sur le thème « L’écrivain public, un écrivain comme un autre ? »

Les actes de ce colloque sont parus.

La prochaine JNEP aura lieu en 2021.

> Télécharger les actes  

 

 

 

À l'accueil

Sylvie Poulet et Edmond Varenne

À l'accueil

Caroline Faure, Helena Pelaez, Edmond Varenne et Sylvie Poulet

Accueil par le président

Pascal Martineau

L'animateur

Thierry Watelet

De la correction

Sandrine Chevillon, Jocelyne Faivret et Bernard Stéphan

Des ateliers d'écriture

Élise Vandel, Valérie Ouerdane, Cécile Gravellier et Marie Huguenin-Dezot

À l'écoute

Pause déjeuner

Buffet préparé…

Pause déjeuner

…par l’entreprise d’insertion “La Table de Cana” de Gennevilliers

Partenaires

Avec Bernard Stéphan, directeur général des Éditions de l’Atelier

De la biographie

Sylvie Monteillet, Adrien Viallet-Barthélémy, David et Marie-Françoise Sitbon

Aux actes

Anne Steier

À propos des discours

Carla Pinto, Caroline Faure et Helena Pelaez

À l'écoute

Dites-le avec des fleurs.

Que penser de l’offre « Narrovita » après l’annonce de son changement de « modèle économique » ?

De nombreux écrivains publics, parmi lesquels les membres de l’AEPF, ont été la cible du démarchage intensif de Narrovita depuis sa création en janvier 2019.

Pour mémoire, Narrovita est une plateforme web créée par deux jeunes diplômés d’école de commerce qui se sont lancés sur le marché de la biographie familiale.

Dans un premier temps, Narrovita proposait aux clients des formules standardisées de biographies à des prix défiant toute concurrence, obtenus en sous-payant les écrivains publics volontaires pour utiliser leur plateforme de mise en relation.

Aujourd’hui, Narrovita relance les écrivains publics en disant avoir changé de « modèle économique » – les candidats pour réaliser une biographie pour 500 euros s’étant sans doute avérés trop rares ! Son offre se limite désormais à la mise en relation : tous les écrivains publics qui le souhaitent peuvent être référencés sur sa plate-forme et tous les clients potentiels peuvent accéder à cette plateforme censée devenir le « plus grand répertoire existant de biographes ».

Perplexe, l’AEPF a écrit aux dirigeants de Narrovita pour éclaircir deux points :

Comment sont choisis les biographes référencés sur le site de Narrovita ?

Narrovita nous a expliqué que tout le monde était le bienvenu dans son annuaire, son but étant de référencer « tous les biographes » de France, qu’ils fassent partie d’un réseau ou non. Quid du risque de répertorier à la fois des prestataires sérieux et des biographes autoproclamés sans aucune garantie de professionnalisme ? Narrovita n’a pas répondu sur ce point.

Comment se rémunère Narrovita ?

Narrovita affirme ne prélever aucune commission. À la différence de sa première formule où le biographe devait se plier à ses conditions tarifaires drastiques et à ses méthodes standardisées pour être mis en relation avec un client, l’inscription sur son annuaire serait désormais totalement libre et gratuite, les dirigeants de Narrovita n’étant mus que par l’intérêt pour notre « merveilleux métier » qu’il faut selon eux mieux faire connaître.

Narrovita envisage « par la suite » de se rémunérer sur des « services annexes » en cours d’élaboration (référencement, site internet, publicités digitales, automatisation, mise en page…) que les biographes, référencés ou pas, seront libres d’utiliser ou non.

Traduction : en constituant ce répertoire, c’est son fichier-client que Narrovita met en place.

Chacun est naturellement libre de ses choix mais nous encourageons les personnes qui recherchent une plume pour réaliser leur biographie (ou leur histoire de famille ou d’entreprise) à la prudence.

Comme vous le savez, le métier d’écrivain public (et, a fortiori, celui de biographe) n’est pas réglementé en France. L’agrément de l’AEPF est un label de qualité et c’est précisément pour cela que nous le délivrons. Choisir son prestataire dans un répertoire comme celui de Narrovita qui ne présente aucune garantie concernant le professionnalisme des prestataires qui y figurent expose à de cruelles désillusions.

L’initiative de Narrovita pose aussi la question des tarifs affichés par les différents prestataires sur son site. Pour une prestation comme celle de la biographie, les demandes diffèrent souvent beaucoup selon qu’il s’agit de particuliers, d’entreprises, d’une requête incluant la mise en page de documents ou non, etc.

Mieux vaut donc exiger un devis personnalisé après étude du projet. La mention d’un tarif à l’heure, outre le fait qu’elle peut encourager certains professionnels à une « concurrence au moins cher », peut également induire les clients en erreur et porter préjudice aux professionnels débutants qui, se basant sur certaines indications chiffrées, peineront ensuite à s’y retrouver financièrement une fois leur travail achevé.

La démarche de Narrovita pointe cependant l’importante question de la promotion de notre profession à l’heure du tout numérique. Avec son nouveau site Internet, l’AEPF y travaille. Une page est d’ailleurs en préparation pour améliorer la visibilité de nos membres qui proposent des prestations d’écriture de livres (biographie, histoires de familles, monographies d’entreprises, etc.). En attendant, restons vigilants.

« Tu parles ! » sur France Inter : la langue française décomplexée

Une langue vivante n‘est, par définition, pas figée.

Deux comédiens belges, anciens professeurs, proposent tout l’été, chaque samedi et dimanche matin à 8 h 55 sur France Inter, une chronique linguistique rafraîchissante et enjouée : « Tu parles ! »

Parsemée de révélations cocasses et troublantes, cette chronique iconoclaste redore la langue française de couleurs nouvelles ; un exercice totalement décomplexé et vivifiant.

>> La première chronique, diffusée le 29 juin, donne le ton

>> Voir la page de l’émission pour (ré)écouter les chroniques

Les sujets déjà abordés :

  • Sommes-nous envahis par les anglicismes ?
  • La cognition incarnée
  • Il n’y a qu’une langue, une grammaire, une République
  • À qui la Faute ?
  • Génie de la langue française
  • L’étymologie a bon dos
  • L’Académie française, c’est du flan
  • Ta mère Bescherelle ta mère
  • Requiem pour le participe passé

« Nous avons aligné les étoiles ! »

Devenu président du Basket Étoile de Nanteuil presque par hasard, Régis Rossignol dirige ce club depuis quatorze ans avec beaucoup de conviction et d’engagement.
C’est cette histoire que raconte ce livre, au gré des victoires et des défaites, celles des joueurs et joueuses du club, mais aussi celles de Régis lui-même dans l’animation de ce club.
Mais si Régis Rossignol s’attache au passé du BEN, c’est pour mieux, in fine, se tourner vers l’avenir et faire part de ses ambitions pour le club, de ses envies, de ses « rêves les plus fous. »

Régis Rossignol est né en 1962 à Valence dans la Drôme.
Engagé à la Jeunesse ouvrière chrétienne à l’âge de seize ans il sera, de 1986 à 1990, l’un des dirigeants nationaux de ce mouvement d’éducation populaire.
Marié à Virginia et père de deux enfants, Aymeric et Constance, il exerce le métier de technicien informatique dans une grande entreprise de transport.
Arrivé à Nanteuil-lès-Meaux en 1993, il est élu conseiller municipal en 2008 pour un mandat qui a pris fin en 2014.
Il préside le Basket Étoile Nanteuil depuis 2005. Et, quoi qu’il arrive, son mandat prendra fin en juin 2020.

Mon avant propos

J’ai rencontré Régis Rossignol, l’auteur de ce livre, dans les années quatre-vingt, à la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) où nous étions engagés l’un et l’autre depuis longtemps déjà. Nous y avons travaillé ensemble comme responsables nationaux du mouvement.

Journaliste de formation, j’ai un jour, après des détours, décidé de renouer avec l’écriture en devenant écrivain public professionnel.

Aussi, quand Régis m’a sollicité pour l’accompagner dans la finalisation et l’édition de l’ouvrage que vous avez entre les mains, j’ai bien entendu accepté avec grand plaisir.

J’aime les mots, j’aime la langue française, j’aime raconter des histoires vraies, des histoires qui révèlent – comme le photographe le fait avec les images – des vies, des douleurs et des joies, des passions et des engagements. Il n’y a pas d’histoire banale.

L’histoire que raconte ce livre est celle d’un engagement, dans la droite ligne dont Régis a été façonné par la JOC : un engagement total animé par les valeurs de l’éducation populaire, dont le basket-ball est ici le vecteur. Plus que de permettre d’accéder au plaisir de jouer – et parfois de gagner – avec le ballon orange, il y a la volonté de participer, avec, avant et après d’autres, à l’éducation de garçons et de filles, pour les aider à trouver une place dans la société, dans le respect des uns et des autres.

Parce que l’engagement est total, la parole de Régis est forte, qu’il s’agisse d’exprimer ses joies ou ses déceptions, ses bonheurs ou ses regrets de président. Il écrit avec sincérité.

Une conviction, valeur essentielle de l’éducation populaire, anime Régis et transparaît au fil des pages de ce livre : pour aider des jeunes à progresser, dans le domaine sportif comme dans d’autres, il faut croire en eux, croire en leurs capacités à grandir, à se perfectionner, à se surpasser.

Passeur de mots, mon travail, dans cette belle aventure, a consisté à vérifier et corriger l’orthographe, la grammaire, la ponctuation, la syntaxe, la typographie, à faire la chasse aux répétitions, à reformuler telle ou telle phrase quand cela était nécessaire ; puis à mettre en page l’ensemble pour en faire un livre.

Merci Régis de m’avoir invité dans cette aventure.

Pascal Martineau

Découvrir le livre

 

Accompagnement numérique : comment mieux protéger les données de vos usagers et clients ?

La CNIL propose un guide pratique.

Dans un monde et une société où les démarches administratives – et maintenant judiciaires – se dématérialisent « à marche forcée », comme le dénonce le Défenseur des droits Jacques Toubon, les écrivains publics sont, on le sait, de plus en plus sollicités pour de l’accompagnement ou de la médiation numériques. Quelles précautions devons-nous prendre pour protéger et respecter la confidentialité des informations personnelles et même parfois sensibles que nous recueillons pour effectuer ces démarches ?

La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a mis en ligne sur son site un guide à usage des professionnels qui ont dans leur mission l’accompagnement numérique de leurs clients et usagers.

Intitulé « Professionnels du secteur social : comment mieux protéger les données de vos usagers ? » ce « kit » très complet propose même un modèle de « Mandat pour l’utilisation de données à caractère personnel ».

En savoir plus

Le Défenseur des droits dénonce (à nouveau) la déshumanisation des services publics avec internet

En déplacement dans le Pas-de-Calais, Jacques Toubon alerte sur la dématérialisation des services publics qui crée de nouvelles inégalités. Qui sont les victimes de la fracture numérique en France ?

Un reportage de France Bleu Nord

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