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Les actualités de l’AEPF

Plusieurs concours d’écriture

L’association des Écrivains publics auteurs conseils associés (EPACA-Sud) organise jusqu’au 15 décembre 2018 un concours gratuit d’écriture en langue française sur le thème : 

« Vous écrivez une lettre qui casse les codes, qui brise les murs, qui rompt les ponts. » 

Ce concours est ouvert à toute personne résidant en France métropolitaine.

Détails sur le site : https://epacasud.fr/

À lire : le recueil des textes des dix lauréats du concours 2017 et les trois textes lauréats des concours 2014, 2015 et 2016.

 

D’autre part, à Sasnières (41) parallèlement à une compétition culinaire de soupes, un concours de soupe de mots est organisé. En utilisant 16 mots-ingrédients imposés, les candidats devront écrire un texte ne dépassant pas 140 mots (envoyé si possible sous forme de tapuscrit).

Pour le concours adulte les mots sont : rivière – échelle – désistement – sophistiqué – nuitamment – extraire – imperméable – diapré – expérimenter – mélancolique – verbalement – conspirationniste – salsifis – esthétique – sortir – toiture.

Pour le concours enfants (8 à 14 ans) les mots sont : inventer – cheval – escalader – bateau à voiles – secret – pion – amitié – clé – souvent – vague – horizontalement – bande dessinée – ridicule – canapé – vitesse – construire.

Les textes sont à envoyer avant le lundi 12 novembre à l’adresse suivante : Les amis du jardin de Sasnières, concours de soupe de mots, Le moulin, 41310 Sasnières,

ou à : association.jardindesasnières@orange.fr

L’Atelier d’écritureS propose désormais deux séances hebdomadaires

La nouvelle saison de l’Atelier d’écritureS, c’est une séance le mardi de 14 h 30 à 16 h 15 et le jeudi de 20 h à 22 h.

Prendre un temps pour soi, dans une ambiance chaleureuse et respectueuse, autour de consignes d’écriture ludiques, créatives ou littéraires.

Aucun niveau requis.

Cela se passe à Camblanes, à dix minutes de Bordeaux.

Marie Huguenin-Dezot

Comment rater à coup sûr son mémoire d’expertise-comptable et saborder sa carrière

(Note pour les âmes sensibles : ce qui va suivre n’est pas à prendre au premier degré !)

Ce texte ne s’adresse pas à vous si vous êtes un expert ou simplement un bon amateur de belles lettres, rapports et communications en tout genre. Dans ce cas vous n’aurez aucun problème pour trousser une centaine de pages bien organisées et convaincantes, ou même pour empiler 30 000 mots bien pasteurisés, conformes à la doxa et presque vierges de fautes d’orthographe. Quant bien même feriez-vous des efforts pour être médiocre vous n’y arriveriez pas. Car c’est tout un art de perdre. Tout un art, et il faut y mettre de l’acharnement.

Si vous voulez échouer, ne surtout pas recevoir le « 10 » salvateur, voici les sept commandements.

  • N’ayez qu’une vague idée de votre propos.

C’est fondamental. Vous avez pu faire agréer votre projet de mémoire. Le sujet en était suffisamment attractif, bien étayé par votre expérience, prestement présenté, et le jury, après quelques échanges pour la forme, lui a donné sa bénédiction. Tout se présente bien. Mais non : vous êtes rusé. En réalité tout cela n’était que façade brillante mais creuse, comme certains palais des Indes. Vous n’avez bâti qu’un édifice résolument bâclé à base d’idées générales affriolantes mais qui dans votre tête ne débouchent pas sur grand-chose. Le plan détaillé a convaincu les examinateurs mais il vous laisse plutôt sceptique. La somme des nombres de pages de chaque partie atteint magiquement 100 (voire 102, pour faire « plus vrai »). Mais ces volumes ont été décidés au doigt mouillé, sous l’impulsion d’un optimisme bien chevillé au corps. En fait : vous n’en savez rien et n’avez qu’une idée floue du contenu de chaque section.

  • Mettez-vous au travail sans hâte.

En vous attelant à la tâche sans délai vous pourriez prendre conscience, malgré vous, de l’ampleur du problème, peut-être même retrousser vos manches et prendre goût à cet exercice du mémoire, qui vous rebute tant. Erreur capitale. Pour aller droit à l’échec tant désiré il faut savoir attendre. Laisser passer les vacances. Prétexter le boulot, les arrêtés de comptes, l’arsenal habituel des prétextes en or. Attendez les dernières semaines. Sinon ce n’est pas drôle.

  • Compensez vos lacunes par des emprunts coupables.

L’antisèche est l’arme immémoriale des faux petits malins. Pour peu que vos petits plagiats se remarquent, qu’ils déclenchent les clignotants des logiciels espions, vous décrocherez la timbale en montrant le peu de cas que vous faites de la déontologie. Imparable. Tellement radical que pour prolonger un peu le jeu pervers que vous menez vous éviterez d’aller trop loin dans cette direction.

  • Faites lourd et compliqué.

C’est une façon d’avoir l’air savant. N’écrivez pas « problème » mais « problématique », « occasion » mais « opportunité ». N’assurez pas que tel phénomène « est », mais qu’il « constitue ». Glissez un peu de grec ou de latin, ou d’anglais (qui n’est que le latin des temps actuels et vous l’utiliserez de façon volontiers maladroite) et usez largement de la périphrase. Exercice pratique : «le problème de la gestion des troupeaux de rennes, base de la culture lapone, est une occasion de gain » deviendra : « la problématique du management des ongulés nordiques, qui constitue l’alpha et l’omega de la culture lapone, est une opportunité de profit ». Saupoudrez de fautes d’orthographe inattendues, et je vous assure qu’au bout de trente ou quarante pages de cette pâtée indigeste le lecteur s’assoupit (au risque de devenir indulgent) ou jette l’éponge. Bingo !

  • Mettez du désordre.

Recommencez ce qui vous semble mauvais, changez les idées sans souci de cohérence, ajoutez à la diable de nouvelles annexes sans mettre à jour votre texte (ce qui fait que le mot « annexe 12 » qui renvoyait à juste titre à une étude sur les rennes lapons va maintenant correspondre à un graphique sur la production laitière – le lecteur est perdu, c’était le but).

  • Beaucoup trop tard, faites appel à un écrivain public.

Par exemple mi-janvier, pour corriger un texte horrible à rendre le 13 février. Non seulement vous risquez de tomber sur des professionnels indisponibles, car déjà bien occupés par des clients plus prévoyants (ils ont signé avec eux fin novembre) mais si par malheur vous en trouvez un qui a un peu de temps vous pourrez vicieusement le faire lanterner (en lui envoyant votre mémoire deux semaines plus tard que promis) et ainsi le mettre au supplice, et, suprême raffinement vous pourrez le menacer ensuite d’un procès en considérant qu’il porte le poids de l’échec. Sublime.

  • Vous repassez à la session suivante ? n’en démordez pas !

Malgré tous vos efforts, et peut-être grâce à l’héroïque écrivain public ou une soutenance animée, vous avez eu 9. Encore un peu et vous y serez ? Non, pour éviter cette issue regrettable il vous reste une solution : ne (presque) pas tenir compte des observations du jury. Un tout petit peu pour pouvoir prétendre l’avoir fait, mais vraiment très peu. C’est un moyen infaillible pour irriter les examinateurs …

Bon, redevenons sérieux. Si vous voulez surmonter cette épreuve du mémoire il faut évidemment éviter ce qui est énuméré ci-dessus, et cette liste n’est pas si farfelue. Un peu grossies sans doute, ce sont des erreurs classiques des candidats. On les rencontre souvent. Alors pour commencer, si votre style, discours, orthographe et syntaxe vous préoccupent, cherchez à vous entendre avec un prestataire en écriture sans trop tarder, par exemple en novembre pour le dépôt de février. Vous n’en aurez que plus de temps pour faire le tour avec lui des services qu’il peut vous rendre.

Edmond Varenne

Un colloque de l’AEPF en 2019 : « L’écrivain public, un écrivain comme un autre ? »

 Une date : le 24 mai 2019. Un lieu : « La Générale » à Montreuil.

L’amphithéâtre de 165 places de « La Générale » à Montreuil accueillera les participants à la 4e Journée nationale de l’écrivain public.

Après Lyon en 2011 et Paris en 2014 et 2016, la quatrième Journée nationale de l’écrivain public (JNEP) se tiendra le vendredi 24 mai 2019 à Montreuil en Seine-Saint-Denis, dans les locaux de l’école du théâtre et de l’image « La Générale ».

Le thème en sera : « L’écrivain public, un écrivain comme un autre ? »

L’objectif d’une telle journée est tout à la fois de s’interroger sur et de débattre de la pratique du métier d’écrivain public en la mettant en perspective avec les réalités auxquelles les professionnels sont confrontés.

Quatre thématiques seront abordées tout au long de ce colloque ponctué d’interventions de spécialistes, de témoignages d’écrivains publics professionnels et de leurs clients, et de débats avec les participants : la correction d’œuvres littéraires, l’atelier d’écriture à visée littéraire, la biographie, le discours.

La journée sera une nouvelle fois animée par le journaliste Thierry Watelet que les « habitués » de la JNEP connaissent déjà.

Une participation aux frais est demandée : 65 € pour le plein tarif et 40 € pour le tarif réduit (membres de l’AEPF et participants à une formation de l’AEPF), déjeuner inclus.

Les inscriptions ouvriront en février 2019, mais vous pouvez vous tenir informé de toutes les informations à ce sujet (programme détaillé, bulletin d’inscription) en vous abonnant gratuitement à notre lettre électronique.

En attendant, à vos agendas pour réserver la date du 24 mai 2019 !

Les précédentes JNEP

Lyon, 2011 : « L’écrivain public, un technicien et un humaniste »

Paris, 2014 : « De la plume au clavier, du particulier à l’entreprise : l’écrivain public, entre tradition et modernité »

Paris, 2016 : « L’écrivain public, un métier multifacette : se réinventer chaque jour dans des pratiques atypiques »

 

Une journée hors du commun ? À vos plumes !

CNFDINotre partenaire, le CNFDI, organise son troisième concours de nouvelles, ouvert à toutes les plumes inspirées. Le thème est libre, mais la nouvelle doit débuter par l’incipit : « À cet instant, je sus que cette journée ne serait plus jamais comme les autres. »

Entre trois et cinq pages dactylographiées, tel est votre défi, lancez-vous pour une remise des prix chaleureuse au printemps 2019 à laquelle participera l’AEPF.

>> Tous les détails

Première de couv’

Écrivain public répertorié par l’AEPF sous le nom de NoirsurBl@nc-ep, je développe en parallèle une activité de portraitiste. Profil en est le nom.

J’ai eu recours à «mes» services lors de l’élaboration de la couverture de ma première biographie.
La photo a fini par l’emporter sur le dessin cette fois – le client est roi, n’est-ce pas – mais il se peut que mon travail intéresse celles et ceux de l’AEPF qui cherchent une illustration personnalisée dont le portrait serait au centre pour leurs futures productions biographiques.

Ma technique est toujours la même. L’encre noire, le vernis teinté puis l’encre blanche sont les trois étapes nécessaires à l’élaboration de chaque portrait.

Je vous invite à visiter ma page Facebook pour prendre connaissance de mes productions.

Vous pouvez me contacter à profil.portraitiste@orange.fr.

Mon tarif pour les adhérents de l’AEPF est de 25 €.

Samuel Calixte

Au hasard du dico : matassin

Ce matassin, plus fréquentable qu’un spadassin, n’a point le tracassin d’un crapoussin.
Me voilà sous le charme des mots qui tempêtent et virevoltent frénétiquement.
S’il semble cousiner avec le fantassin d’infanterie et le marcassin de la laie,
le matassin danse tel un bouffon sans mocassins.
Ce nom masculin prendrait sa source de l’italien mattaccino, le diminutif péjoratif de matto désignant un fou ou un toqué.

Une autre source de l’arabe moutawajjihin métamorphose le matassin en une personne masquée.

 

Mais l’espagnol a encore son mot à dire en clamant son étymologie des verbes matar et fingir signifiant tuer et feindre. Par contraction, le matafin devient ce matassin qui imitait l’ancienne danse grecque guerrière en feignant de se blesser et de tomber pour mort.

Ce matassin fantasque était autrefois, au Moyen Âge, un danseur bouffon dont le costume traditionnel s’accompagnait parfois de corselet,  de sonnettes et autres casque doré, épée et bouclier.

De danseur à médecin, il n’y a qu’un pas de danse pour le matassin considéré parfois comme un médecin bouffon.

Se livrant à des chorégraphies excentriques, les matassins exerçaient le métier, pas si facile, de bouffon de cour. S’échinant à divertir la cour du roi, le matassin touchait à tout, de la danse à la chanson tout en racontant de drôles d’histoires. Il bénéficiait alors du respect, voire de l’affection de son Seigneur.

Dans sa comédie de Monsieur de Pourceaugnac écrite au XVIIe siècle, Molière invite des matassins et des musiciens à danser et jouer pour enivrer le gentilhomme : Allons, chantez, dansez, riez; et si vous voulez mieux faire, quand vous sentez approcher le délire, prenez du vin, et parfois un peu, un peu de tabac. Allons, gai, Monsieur de Pourceaugnac ! »

Si un jour la mélancolie se penche sur vous, un petit conseil : déguisez-vous en matassin, dansez et surtout, ne vous prenez pas au sérieux !

Marie Agnès Girault de Franqueville

Écriture de thèses et de mémoires pour autrui : une pratique scandaleuse

Le président de l’Académie des écrivains publics de France que je suis est cité dans un article publié sur le site Rue89 sous le titre : « Un écrivain public strasbourgeois brise le tabou de la fraude aux thèses à l’Université. »
Je me suis en effet entretenu longuement avec l’auteure de cet article. Elle a cependant choisi de ne retenir que quelques mots de notre conversation, ainsi qu’un extrait de la Charte de l’AEPF.
Je connaissais bien entendu le sujet de l’article, mais aucunement la teneur des propos désabusés, et même « sans foi ni loi » de l’écrivain public présenté sous le pseudonyme de Thomas.
L’AEPF condamne avec la plus grande fermeté les pratiques décrites dans cet article qui relèvent d’une volonté délibérée de tromperie et qui portent gravement atteinte à la réputation de la profession.
Des confrères et consœurs sont régulièrement sollicités par des étudiants peu scrupuleux pour effectuer de telles prestations. La réponse des écrivains publics membres de l’AEPF est invariable : « Non. »
Notre travail se résume, en la matière, à la correction (orthographe, grammaire, ponctuation syntaxe, typographie et orthotypographie) du texte rédigé par l’étudiant, à de la reformulation de certaines phrases et, éventuellement, à sa mise en page. Cela et rien d’autre.

Pascal Martineau

NB : La journaliste écrit que « L’association est à l’origine de la charte de déontologie régissant la profession. » Il est plus juste d’écrire que « L’association est à l’origine d’une charte de déontologie de la profession d’écrivain public. »

Dématérialisation de services publics : une réponse du Premier ministre

Par une question écrite, le sénateur du Loiret Jean-Pierre Sueur, vice-président de la commission des lois du Sénat, avait interrogé le Premier ministre Édouard Philippe sur la « mise en œuvre d’alternatives dans le cas de dématérialisation de services publics. »

Dans sa question, Jean-Pierre Sueur rappelait que, dans son rapport annuel d’activité pour 2017, le Défenseur des droits considère qu’il y a une « nécessité d’introduire dans la loi une clause de protection des usagers vulnérables, prévoyant l’obligation d’offrir une voie d’alternative au service numérique dans le cadre la mise en œuvre de toute procédure de dématérialisation d’un service public. »

Édouard Philippe a répondu à Jean-Pierre Sueur.

>> Lire la question écrite et la réponse du Premier ministre