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Les actualités de l’AEPF

Au hasard du dico : matassin

Ce matassin, plus fréquentable qu’un spadassin, n’a point le tracassin d’un crapoussin.
Me voilà sous le charme des mots qui tempêtent et virevoltent frénétiquement.
S’il semble cousiner avec le fantassin d’infanterie et le marcassin de la laie,
le matassin danse tel un bouffon sans mocassins.
Ce nom masculin prendrait sa source de l’italien mattaccino, le diminutif péjoratif de matto désignant un fou ou un toqué.

Une autre source de l’arabe moutawajjihin métamorphose le matassin en une personne masquée.

 

Mais l’espagnol a encore son mot à dire en clamant son étymologie des verbes matar et fingir signifiant tuer et feindre. Par contraction, le matafin devient ce matassin qui imitait l’ancienne danse grecque guerrière en feignant de se blesser et de tomber pour mort.

Ce matassin fantasque était autrefois, au Moyen Âge, un danseur bouffon dont le costume traditionnel s’accompagnait parfois de corselet,  de sonnettes et autres casque doré, épée et bouclier.

De danseur à médecin, il n’y a qu’un pas de danse pour le matassin considéré parfois comme un médecin bouffon.

Se livrant à des chorégraphies excentriques, les matassins exerçaient le métier, pas si facile, de bouffon de cour. S’échinant à divertir la cour du roi, le matassin touchait à tout, de la danse à la chanson tout en racontant de drôles d’histoires. Il bénéficiait alors du respect, voire de l’affection de son Seigneur.

Dans sa comédie de Monsieur de Pourceaugnac écrite au XVIIe siècle, Molière invite des matassins et des musiciens à danser et jouer pour enivrer le gentilhomme : Allons, chantez, dansez, riez; et si vous voulez mieux faire, quand vous sentez approcher le délire, prenez du vin, et parfois un peu, un peu de tabac. Allons, gai, Monsieur de Pourceaugnac ! »

Si un jour la mélancolie se penche sur vous, un petit conseil : déguisez-vous en matassin, dansez et surtout, ne vous prenez pas au sérieux !

Marie Agnès Girault de Franqueville

Écriture de thèses et de mémoires pour autrui : une pratique scandaleuse

Le président de l’Académie des écrivains publics de France que je suis est cité dans un article publié sur le site Rue89 sous le titre : « Un écrivain public strasbourgeois brise le tabou de la fraude aux thèses à l’Université. »
Je me suis en effet entretenu longuement avec l’auteure de cet article. Elle a cependant choisi de ne retenir que quelques mots de notre conversation, ainsi qu’un extrait de la Charte de l’AEPF.
Je connaissais bien entendu le sujet de l’article, mais aucunement la teneur des propos désabusés, et même « sans foi ni loi » de l’écrivain public présenté sous le pseudonyme de Thomas.
L’AEPF condamne avec la plus grande fermeté les pratiques décrites dans cet article qui relèvent d’une volonté délibérée de tromperie et qui portent gravement atteinte à la réputation de la profession.
Des confrères et consœurs sont régulièrement sollicités par des étudiants peu scrupuleux pour effectuer de telles prestations. La réponse des écrivains publics membres de l’AEPF est invariable : « Non. »
Notre travail se résume, en la matière, à la correction (orthographe, grammaire, ponctuation syntaxe, typographie et orthotypographie) du texte rédigé par l’étudiant, à de la reformulation de certaines phrases et, éventuellement, à sa mise en page. Cela et rien d’autre.

Pascal Martineau

NB : La journaliste écrit que « L’association est à l’origine de la charte de déontologie régissant la profession. » Il est plus juste d’écrire que « L’association est à l’origine d’une charte de déontologie de la profession d’écrivain public. »

Dématérialisation de services publics : une réponse du Premier ministre

Par une question écrite, le sénateur du Loiret Jean-Pierre Sueur, vice-président de la commission des lois du Sénat, avait interrogé le Premier ministre Édouard Philippe sur la « mise en œuvre d’alternatives dans le cas de dématérialisation de services publics. »

Dans sa question, Jean-Pierre Sueur rappelait que, dans son rapport annuel d’activité pour 2017, le Défenseur des droits considère qu’il y a une « nécessité d’introduire dans la loi une clause de protection des usagers vulnérables, prévoyant l’obligation d’offrir une voie d’alternative au service numérique dans le cadre la mise en œuvre de toute procédure de dématérialisation d’un service public. »

Édouard Philippe a répondu à Jean-Pierre Sueur.

>> Lire la question écrite et la réponse du Premier ministre

Trois nouvelles venues au conseil d’administration de l’AEPF

Réunis en assemblée générale annuelle le 26 mai 2018 à Paris, les membres de l’AEPF ont élu à l’unanimité trois nouveaux membres du conseil d’administration (CA) : Caroline Faure de Paris 2e, Carla Pinto d’Asnières (Hauts-de-Seine) et Sylvie Poulet de Barfleur (Manche) qui a ensuite été élue trésorière-adjointe par le Conseil d’administration (CA).
Ont en outre été reconduits à leurs fonctions, à l’unanimité, trois administrateurs dont le mandat de deux ans arrivait à échéance : Marie Huguenin-Dezot, Pascal Martineau (président) et Anne Steier.
Les trois membres du CA qui n’étaient pas renouvelables sont : Sandrine Chevillon, Sylvie Monteillet (secrétaire) et Edmond Varenne (trésorier). Cette assemblée générale a également approuvé par des votes unanimes les rapports financier et moral de l’AEPF pour l’année 2017.

Logo, plaquette, site Internet : l’AEPF change de look

Le nouveau logo de l’AEPF

Afin, à la fois, de moderniser l’identité visuelle et les moyens de communication de l’AEPF et de répondre aux demandes formulées par de nombreux membres de notre association, nous avons décidé de  donner un « coup de jeune » à notre communication : rénovation de notre logo, création d’un nouveau site Internet et réalisation d’une plaquette de présentation remise au goût du jour tant sur le fond que sur la forme.

La première page du nouveau dépliant de l’AEPF

Pour le logo et la plaquette, nous avons fait appel à une graphiste, Marine Denis, qui a déjà travaillé pour l’AEPF (elle avait conçu le dépliant de la dernière Journée nationale de l’écrivain public – JNEP).

Nous avons demandé à Anne-Marie Martin (qui était intervenue lors de la deuxième JNEP) et à son entreprise Cephilea Communication de concevoir le nouveau site de l’AEPF.
Nous en avons bien sûr profité pour revoir les textes tant de la plaquette que du site afin de les rendre plus clairs et plus courts.

Développé avec WordPress, le site offre une interface d’une utilisation plus simple et plus intuitive que celle du site actuel. Chaque membre de l’AEPF pourra ainsi plus facilement y gérer sa page personnelle et publier des articles dans la partie « actualités ». Un guide d’utilisation leur sera adressé en août avec leurs nouveaux identifiants de connexion.

S’agissant de la plaquette, nous avons voulu la destiner aux clients potentiels  – particuliers, entreprises, collectivités, associations, institutions – des membres de l’AEPF. Il s’agit donc d’un outil mis à leur disposition pour présenter leur activité et l’association qui les a agréés.

Se découvrir écrivain, de fil en aiguille…

Le deuxième concours de nouvelles organisé par notre partenaire le CNFDI avait cette année pour thème « De fil en aiguille ». Jeudi 26 avril, à Brunoy, une quarantaine de personnes étaient réunies pour assister à la remise des prix, à laquelle l’AEPF était conviée.

Jean-Pierre Lehnisch, PDG du CNFDI, a rappelé le succès de la formation à distance « écrivain public », dont le stage en présentiel propose un module sur l’écriture de la nouvelle. Sylvie Monteillet, qui représentait l’AEPF, s’est attachée à évoquer le formidable outil qu’est le numérique, notamment dans le cadre des formations à distance, mais également le facteur d’exclusion qu’il peut être, à l’heure de la dématérialisation et alors que l’AEPF s’engage dans des actions pour alerter sur ces dangers.

Parmi les trente-quatre participants et participantes, certaines ont confié lors de la remise de leur prix n’avoir jamais écrit auparavant et avoir osé, pour la première fois, franchir le pas. Ravies d’avoir écrit et, davantage encore, d’avoir été lues, elles se souciaient peu du classement au concours, mais confirmaient que celui-ci leur avait permis de se lancer dans une forme d’écriture différente, littéraire ; elles attendaient avec impatience la prochaine édition du concours pour réitérer l’expérience.

Mais puisque classement il y avait, l’AEPF a été heureuse de découvrir à la deuxième place l’un de ses membres agréés, Christophe Narboux, dont la nouvelle « Retour parmi nous » avait séduit et ému les dix membres du jury. Avec son autorisation, nous la publions ci-dessous.

Nous remercions le CNFDI pour son invitation et plus particulièrement Évelyne Lehnisch et Stéphanie Delaunois.

>> Lire la nouvelle de Christophe Narboux

Dans la presse régionale : Cathy Lachênaie

Notre consoeur Cathy Lachênaie (Montélimar) a accordé un entretien à deux journaux de sa région, Le Progrès et La Tribune.

Sylvie Monteillet a été également sollicitée par les journalistes pour donner quelques précisions sur le métier.

Vous pourrez consulter ces deux articles ci-dessous (zoomez, s’il le faut !). N’oublions pas que de manière générale une parution dans la presse est un excellent moyen de promotion.

Dauphiné Libéré du 25/04/2018
La Tribune du 26/04/2018

Il a choisi d’exercer ce métier qui s’adresse à…

Il a choisi d’exercer ce métier qui s’adresse à tous et dans tous les domaines:
Luc Darras,un écrivain public à découvrir

Les Palavasiens peuvent maintenant bénéficier de l’expérience de Luc Darras, qui vient de s’établir comme écrivain public. Il explique sa démarche à Midi Libre.

Comment définissez-vous les fonctions de l’écrivain public ?

C’est un conseiller qui aide à remplir les formulaires administratifs, à rédiger courriers
et rapports sous une forme claire et compréhensible, sans faute d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe.

À qui vos services s’adressent-ils ?

Tout d’abord aux particuliers pour leurs courriers privés ou administratifs. Je peuxL également les aider à rédiger leur CV ou leur déclaration de revenus, ou à préparer le discours qu’ils pourraient être amenés à prononcer dans des circonstances particulières.

Intervenez-vous pour les étudiants ou les personnes morales ?

Pour les étudiants, je peux revoir leurs thèses ou leurs rapports pour que ces documents soient rédigés dans les règles. Je propose les mêmes services aux entreprises et, en plus, je peux rédiger des lettres types, des notes internes,
des notes de synthèse à partir de plusieurs documents,des procès-verbaux de réunion
ou encore la rédaction d’un journal interne.

Palavas compte de nombreuses associations, peuvent-elles faire appel à vous ?

Bien sûr, je peux intervenir pour les comptes rendus d’assemblée générale ou les
assister dans leurs efforts de communication.

Comment l’idée de devenir écrivain public vous est-elle venue ?

Je suis maintenant à la retraite et j’ai eu un parcours professionnel qui m’a permis d’être en contact avec le public et les entreprises. Après mes études, j’ai passé le concours d’inspecteur du Trésor public Dans ce cadre, il y a de très nombreuses professions qui m’ont amené à toucher à la finance, à l’économie, à la gestion
des collectivités locales. J’ai été percepteur puis trésorier principal et j’ai terminé
comme responsable du site Montpellier 2.Tout naturellement, j’ai pensé que je pouvais mettre cette expérience au service de mes concitoyens. Une expérience reconnue par l’Académie des écrivains publics de France.

ø Contact : 06 60 55 75 69
et darras-luc@orange.fr
► Correspondant Midi Libre : 06 17 03 36 66

Dématérialisation : le Défenseur des droits enfonce le clou

rapport_de_fe_nseur_des_droits_2017-1-1.jpg

Dans le chapitre deux de son rapport annuel pour l’année 2017, intitulé « Garantir l’accès aux services publics et l’effectivité des droits » (lire à partir de la page 50), le Défenseur des droits, Jacques Toubon, dénonce une nouvelle fois « le recul de l’accueil dans les services publics à l’ère de la dématérialisation. » Il précise : « Les rapports quotidiens entre les usagers et les services publics se sont considérablement modifiés ces dernières années sous la pression de contraintes budgétaires et règlementaires de plus en plus fortes. Le développement du numérique a contribué à remanier d’autant plus profondément ces rapports qu’il donne parfois l’impression d’avoir été mis en place « à marche forcée » ».
Il écrit en introduction : « L’essor des services dématérialisés au détriment des services d’accueil aux usagers, mais aussi la mise en place de dispositifs contribuant, du fait de leur complexité et de la multiplication du nombre d’interlocuteurs, à dissuader les usagers de faire valoir leurs droits, font des personnes en situation précaire, largement tributaires de la solidarité nationale, les premières victimes de ce mouvement. La confiance, qui est un élément essentiel de la relation entre les usagers et l’administration, se dégrade ainsi depuis de nombreuses années. Le non-recours aux droits, c’est-à-dire le fait qu’une personne ne bénéficie pas des droits et des services auxquels elle pourrait prétendre par renoncement ou incapacité, constitue l’un des symptômes les plus révélateurs de cette érosion. »
rapport_de_fe_nseur_des_droits_2017-2.jpgSon propos est illustré de nombreux exemples concrets. Il est complété par des recommandations faites aux pouvoirs publics, telles que : « Le Défenseur des droits a de nouveau rappelé la nécessité d’introduire dans la loi une clause de protection des usagers vulnérables, prévoyant l’obligation d’offrir une voie alternative au service numérique dans le cadre de la mise en ouvre de toute procédure de dématérialisation d’un service public. »
Soulignant « l’accroissement du rôle de la médiation [du Défenseur des droits et de ses délégués] dans le contexte de dématérialisation des procédures », les rapporteurs insistent : « Les problèmes d’accès à l’information, de coordination et de mauvais fonctionnement des services informatiques mis en place soulignent à quel point il est nécessaire de conserver des lieux d’accueil physique sur l’ensemble du territoire et de veiller, à chaque fois qu’une procédure est dématérialisée, à ce qu’une voie alternative –papier, téléphonique ou humaine – soit toujours proposée en parallèle. Le maintien d’une pluralité de moyens d’accès aux services publics pourrait être financé par les économies générées par la dématérialisation des services publics. »
Ce rapport fait bien tendu écho au colloque que l’AEPF avait organisé en 2017 sur le thème : « Écrivain public dans un monde numérique » au cours duquel est notamment intervenue une représentante du Défenseur des droits.
« Le Défenseur des droits a ainsi vocation à protéger, par l’effectivité des droits, celles et ceux que le discours de l’identité, la rétraction de la chose publique et la tension des rapports de domination tendent à « laisser pour compte » » écrit Jacques Toubon dans son éditorial. Il conclut : « Pour moi, le droit est le ciment d’une commune humanité sans cesse à construire. »
Nous ne pouvons que vous inviter à lire ce très instructif rapport annuel.