Sélectionner une page

Les actualités de l’AEPF

« L’écrivain public, un écrivain à part entière »

Sous le titre « L’écrivain public, un écrivain à part entière », le site de l’association pour l’autobiographie et le patrimoine autobiographique (APA) rend compte de notre 4e Journée nationale de l’écrivain public (JNEP).
L’association était représentée à ce colloque par Élizabeth Legros Chapuis, auteure de cet article très complet.

>> Lire l’article

Après la JNEP : “Une femme blessée”, de Jocelyne Faivret

Jocelyne Faivret, qui réside à Orléans, à témoigné lors de la 4e Journée nationale de l’écrivain public qui s’est tenue à Montreuil le 24 mai dernier, de l’aide que je lui ai apportée dans la réalisation de son récit autobiographique intitulé Une femme blessée, auto-édité sur le site de Lulu.com.

Voici le texte de présentation que j’ai écrit pour le quatrième de couverture du livre publié en 2015 :

Ce livre est le récit d’une femme blessée par l’homme qu’elle a aimé.
Une histoire d’amour qui surgit sans crier gare, au bel âge, par une douce journée d’automne, sur les rives du fleuve royal. « Il est mes plus belles années » assure Jocelyne Faivret qui n’a pas laissé la douleur se transformer en rancune.
Une femme blessée est aussi le témoignage d’une femme profondément meurtrie par des hommes qui ont violé ses enfants, « des sous-hommes qui ne devraient pas avoir leur place dans la société. »
Ce livre est un acte thérapeutique en forme d’écrit du cœur et de cri du corps adressé à ses filles et ses petites-filles et, sans doute, à toutes les femmes que des hommes font souffrir.

Pascal Martineau

JNEP 2019 : le discours d’accueil du président

Voici le discours d’accueil que j’ai prononcé en ouverture de la 4e Journée nationale de l’écrivain public qui s’est tenue à Montreuil le 24 mai 2019 sur le thème « L’écrivain public, un écrivain comme un autre ? »

Chères consœures et chers confrères, 

Chères amies et chers amis, 

Après Lyon en 2011 et Paris en 2014 et 2016, j’ai le grand plaisir et l’honneur de vous accueillir à notre quatrième Journée nationale de l’écrivain public, ici à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, de l’autre côté du périphérique. 

Je souhaite la bienvenue à chacune et chacun pour ce colloque qui s’annonce une nouvelle fois très riche. 

J’aime à dire que cet événement, que nous organisons tous les deux ou trois ans, est le seul de ce type et de cette importance dans notre profession. Il joue donc un rôle essentiel dans la réflexion permanente que nous avons à mener sur le métier d’écrivain public, pour nous confronter aux défis de notre temps et mettre nos pratiques en perspective. 

Je suis également heureux de vous accueillir, pour parler de l’art d’écrire, dans ce lieu de création artistique qu’est l’école du théâtre et de l’image La Générale que je remercie de nous accueillir.  

Car – cela n’aura échappé à personne – nous allons, pour cette 4e JNEP, nous intéresser plus particulièrement à l’aspect littéraire de notre métier. 

Je tiens aussi à remercier toutes les personnes qui ont accepté de venir témoigner de leur expérience et éclairer de leur savoir les différents temps et débats qui vont jalonner cette journée. Je ne vais pas toutes les nommer, ils vous seront présentés au fur et à mesure de notre programme. 

Je salue confraternellement Anne Steier, présidente de notre partenaire et ami le Syndicat national des prestataires et conseils en écriture, le SNPCE. 

Je me dois encore de remercier les sponsors qui participent financièrement à la réussite de cette journée : My Soft, qui édite notamment le logiciel de correction Antidote, le CNFDI et le site d’autoédition en ligne Lulu.com. 

À cet égard, contrairement à ce que pensent certains « gardiens du temple », nous devons dire haut et fort que nous, écrivains publics-biographes, participons activement à ce que l’on appelle à la chaîne du livre. Grâce à l’autoédition en particulier, nous contribuons chaque année à la création de vrais livres – qui ne peuvent pas être publiés par des éditeurs traditionnels – qui sont lus par de vrais lecteurs. 

Pour autant, écrivains publics, nous aimons tous les livres et bien sûr ceux qui sortent des catalogues des maisons d’édition traditionnelles. 

C’est la raison pour laquelle – et vous me permettrez ce coup de projecteur particulier –  je suis très heureux d’accueillir à cette 4e JNEP Bernard Stephan, directeur général des éditions de l’Atelier, nées en 1929 à l’initiative de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne sous le nom, d’abord de la Librairie de la Jeunesse Ouvrière qui deviendra ensuite les Éditions ouvrières. En outre, ancien et éphémère administrateur de cette maison d’édition qui a réussi à tenir depuis près d’un siècle contre vents et marées, j’y reste particulièrement attaché. Vous pourrez découvrir sur leur stand une sélection de leur catalogue dont le produit phare est, pour les connaisseurs, le Maitron, le dictionnaire biographique du mouvement ouvrier. 

Je termine en faisant le lien avec un autre événement qui se déroule aujourd’hui même, un peu partout en France : la Journée nationale de l’accès au droit organisée par le ministère de la Justice. Des écrivains publics qui interviennent dans des Maisons de la justice et du droit et autres points d’accès au droit – ils sont encore trop peu – sont concernés par cette journée. Je pense en particulier aux membres de notre association amie EPACA-Sud dont le président, Olivier Duluc, m’a transmis tous les vœux de succès à notre JNEP.  

Le caractère social de notre métier prend tout son sens dans ces permanences de service public. Nous l’avons déjà exploré par le passé et nous y reviendrons sans aucun doute dans les prochaines années. Pour l’heure, nous allons maintenant disséquer l’autre versant – complémentaire et indissociable du précédent – de notre belle profession  : la création littéraire.  

Belle journée à toutes et à tous et à chacune et chacun. Je vous laisser entre les mains – et les mots – de Thierry Watelet qui va animer cette journée et que j’accueille une nouvelle fois avec grand plaisir. 

Pascal MARTINEAU 

>> Lire les actes de la JNEP

« Retrouver et transmettre les souvenirs des anciens »

L’AEPF est citée dans les deux pages que l’édition du 17 mai 2019 du quotidien La Croix consacre à une association qui parcourt les villes et les villages pour recueillir les souvenirs des anciens à bord d’une caravane baptisée « Paulette ». Un reportage passionnant et tout en délicatesse signé Ysis Perq, qui donne sens à l’activité de biographe des écrivains publics.

>> Lire les deux pages

Accès au droit : les écrivains publics très impliqués

La journée du 24 mai prochain sera marquée par deux événements qui intéressent particulièrement les écrivains publics : la Journée nationale de l’écrivain public à Montreuil sur le thème « L’écrivain public, un écrivain comme une autre ? » et la Journée nationale de l’accès au droit qui sera déclinée dans de nombreux Conseils départementaux de l’accès au droit (CDAD).

Dans ce cadre, le CDAD du Var propose une rencontre avec les écrivains publics qui interviennent dans plusieurs Maisons de la justice et du droit et points d’accès au droit du département.

Particulièrement implantée dans le Var, l’association d’écrivains publics EPACA Sud participe activement à cet événement.

Dans la foulée de cette Journée nationale de l’accès au droit, le Service de l’accès au droit et à la justice et de l’aide aux victimes (SADJAV) du ministère de la Justice organisée le 28 mai à Paris un journée d’échanges avec les CDAD.

Le dernier temps de cette journée sera consacré au thème « Le numérique et ses perspectives » au cours duquel interviendront Pascal Martineau, président de l’AEPF, qui tient une permanence d’écrivain public à la Maison de la justice et du Droit d’Orléans et Monique Ménissier, greffière responsable de cette MJD.

« Joseph François Mangin, l’homme qui imagina Manhattan »

Pour le compte d’un de ses descendants, j’ai écrit la vie de ce lorrain de Dompaire (Vosges) qui partit vers les îles à sucre en 1786 dans l’espoir d’y faire fortune et que les révolutions et les guerres conduisirent à New York dont il contribua à modifier la physionomie. Le récit est fidèle à la vérité historique, mais il est traité aussi comme un roman d’aventures, ce qui s’est fait sans difficulté, car la vie de Mangin est une extraordinaire aventure …

Le promoteur du projet, Thibaud Leroy, veut lancer une impression de qualité de 500 exemplaires et au-delà faire traduire l’ouvrage en anglais pour le publier aux Etats-Unis. Vaste et coûteuse ambition, au service de laquelle il a mis en place un financement participatif (les dons ne seront effectifs que si le projet va au bout) sur lequel vous trouverez toutes les informations voulues en cliquant sur ce lien :

https://www.kickstarter.com/projects/jfmangin/biographie-de-biography-of-joseph-francois-mangin

Que nul ne s’étonne de la présence de francs suisses dans l’affaire, Thibaud Leroy vit et travaille dans le canton de Vaud !

Edmond Varenne

https://arbramo.com

 

 

Le 3e concours de nouvelles du CNFDI distingue « La tresse d’Yto »

Notre partenaire, le Centre national privé de la formation à distance (CNFDI) organisait ce vendredi 29 mars 2019 à Brunoy, dans l’Essonne, la remise du prix de son troisième concours de la nouvelle.

Caroline Faure, administratrice de l’AEPF, représentait notre académie à cette manifestation.

Près de 90 participants, habitants de Brunoy ou élèves du CNFDI, ont concouru pour cette édition, dont la contrainte était l’incipit « À cet instant, je sus que cette journée ne serait plus jamais comme les autres. » Les cinq meilleurs textes ont été récompensés. Dans l’assistance, des nouvellistes brunoyens ou venus de Cannes, de Nantes ou encore de la Sarthe.

Le jury, composé d’écrivains et de férus de littérature, a noté la grande qualité des textes reçus, et leur tonalité généralement assez sombre cette année : beaucoup comportaient des éléments en lien avec la violence, qu’il s’agisse de violence sociale, de violence faite aux femmes ou liée à des conflits familiaux.

Signée Marie-Laure Bourdel et intitulée La tresse d’Yto, la nouvelle qui a remporté le premier prix ne fait pas exception puisqu’elle retrace un conflit intergénérationnel entre femmes d’une même famille d’Afrique du Nord.

Palmarès 2019

  • 1er prix : Marie-Laure BOURDEL
  • 2e prix : Laurence LOUIS
  • 3e prix : Maurice GEORGES
  • 4e prix : Solène FRANÇOIS
  • 5e prix : Marie-Gaëlle AUBRY

Un écrivain public « pas si mâle »

L’édition orléanaise du mensuel féminin gratuit Edith Mag consacre, dans la rubrique « Pas si mâle » de son numéro d’avril 2019, un article à mon activité d’écrivain public et, plus particulièrement, à mon travail au Centre pénitentiaire d’Orléans-Saran.
La petite histoire veut qu’il y a quelques années, je « pigeais » pour ce magazine où j’étais régulièrement chargé de la rubrique… « Pas si mâle ».

Pascal Martineau

>> Télécharger l’article

Quand « nos » écrivains publics nous écrivent

L’envoi, par les membres de l’AEPF, de leur cotisation, est parfois accompagné de messages, de quelques mots à plusieurs phrases et même d’un poème. Pour des vœux, des encouragements, des remerciements, pour faire une annonce ou partager des difficultés, pour formuler des attentes. Florilège.

Des vœux

  • « Tutti va bene »
  • « Bonne année ! »
  • « Meilleurs vœux pour l’année 2019 »
  • « Bonne année 2019 à vous et au plaisir de vous rencontrer. Cordialement. »
  • « Avec tous mes meilleurs vœux pour une belle année 2019 ! Bien cordialement. »
  • « Tous mes meilleurs vœux à l’ensemble du bureau de l’Académie. »
  • « Meilleurs Vœux […] Je renouvelle mon adhésion car j’adhère à vos valeurs. »
  • « Je vous souhaite une belle année 2019, qu’elle vous préserve ainsi que vos proches. »
  • « Avec mes meilleurs vœux de santé, de joie, réussite, et sérénité pour 2019. Confraternellement. »
  • « Bonne réception et avec tous mes vœux pour la nouvelle année, Cordialement. »
  • « Avec mes meilleurs vœux pour 2019 »
  • « Belle année 2019 »
  • « Meilleurs vœux 2019

« Le seul fait de rêver est déjà très important. Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.»

Les vœux de Jacques BREL, 1er janvier 1968 (Europe 1)

Des remerciements

  • « Merci beaucoup de m’accueillir parmi vous. Je fais mon possible pour venir le vendredi 24 mai »

  • « 1) une très belle année encore et encore emplie de jolis mots ; 2) mes remerciements pour toute l’organisation et l’intendance que vous assurez pour nous, pour moi ; 3) de gros bisous d’une « collègue » qui de son petit niveau, apprécie beaucoup l’AEPF et dont elle est fière d’être membre ! »

  • « Magnifique travail fait par l’association, notamment dans le registre de l’apprentissage. Je regrette d’avoir la mer à traverser pour participer à ces formations, les réunions… En Corse, on peut se sentir très isolée… Bonne continuation. »

  • « Pour différentes raisons (en particulier liées à ma santé) je suis actuellement en cours de clôture de mon activité sous sa forme actuelle (profession libérale). […] L’AEPF (que j’ai toujours citée et recommandée lorsque j’ai été de nombreuses fois sollicitée pour une prestation que je n’étais pas en mesure de réaliser) représente pour moi à la fois :

    • une association pérenne qui a su s’adapter et évoluer pour inscrire l’écrivain public dans son époque ;
    • les murs porteurs d’une activité où la déontologie est primordiale ;
    • un cadre rassurant (lettres d’info, AG, échanges avec les collègues, etc.) et dynamique.
  • Pour toutes ces raisons, je souhaite conserver mon agrément. Cordialement. »

Des attentes

  • « En espérant que cette occasion apportera un peu de chance à ma reprise d’activité en retraite, je vous souhaite une belle continuation et le succès dans votre entreprise. Bien cordialement. »

  • « J’apprécierais que des manifestations soient organisées à Lyon et pas seulement en région parisienne. »
  • « Au plaisir de vous retrouver je l’espère les 24 et 25 mai prochains. Excellente continuation à vous toutes et tous. Amicalement. »

  • « De nouvelles actions et formations ? À très vite. »

Des excuses

  • Toutes mes excuses pour ce retard, j’ai perdu mon papa au mois de janvier…

Des adieux

  • « Je ne renouvellerai pas ma cotisation en 2020 […] Avec toute ma sympathie (je garderai d’excellents souvenirs de l’AEPF). »

  • « J’ai tardé à répondre à l’appel à cotisation car je cherchais une solution financière. Mais au bout du compte je suis au regret de ne pas pouvoir renouveler ma cotisation cette année. Je suis toujours en congé longue maladie dans mon activité principale et mon employeur, ne pouvant me reconvertir, me demande d’attendre septembre 2020 pour me mettre à la retraite anticipée, date à laquelle je pourrai développer à nouveau mon activité accessoire d’écrivain public. Dans cette attente il m’est malheureusement impossible, légalement, d’avoir une activité parallèle. L’an dernier j’ai néanmoins payé ma cotisation par fidélité à notre association. Malheureusement je suis passée aujourd’hui à demi-traitement depuis septembre (et en surendettement BDF calculé sur mon salaire entier, et que je tente aujourd’hui de faire recalculer sur mes revenus encore diminués), et il m’est réellement impossible d’assurer le paiement d’une cotisation entière ou même d’une cotisation sympathisant. Je suis donc au regret de devoir m’éloigner de l’AEPF un an et demi, le temps de retrouver le moyen de compléter mes revenus. Croyez bien que je le regrette profondément. Bien cordialement. »

  • « À compter de cette année, je ne renouvellerai pas mon adhésion à l’AEPF. Trop accaparée par mes obligations professionnelles, je n’ai pas trouvé le temps de me consacrer correctement à mon activité d’écrivain public. […] Je souhaite néanmoins à l’AEPF une bonne continuation. Je ne manquerai pas de suivre votre actualité chaque fois que possible. Bien cordialement. »

Pascal Martineau, avec Sylvie Poulet, trésorière adjointe, qui a eu la bonne idée de rassembler tous ces messages

Dématérialisation des services publics : le bis repetita du Défenseur des droits

D’année en année, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, n’en finit pas de tirer la sonnette d’alarme sur les risques et les conséquences de la dématérialisation « à marche forcée » (il persiste et signe) des services publics.

Bis repetita dans son rapport d’activité pour 2018.

Dans la première partie, dont le titre – « Alerter les pouvoirs publics » – annonce à la fois la couleur et l’urgence, il consacre un chapitre à l’accès aux droits et aux services publics.

Considérant que ces derniers sont « porteurs d’une valeur essentielle : la solidarité », il écrit :

« Tenus d’assurer une continuité d’action et de s’adapter aux besoins des usagères et usagers, porteurs des valeurs d’intérêt général, les services publics sont perçus de longue date comme constitutifs à la fois du lien social et du lien qui unit chacun à l’État, garant de la cohésion sociale. »

Taclant sans réserve le fiasco initial de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), passage obligé et tortueux pour les certificats d’immatriculation notamment, il donne la parole à Bernard Dreyfus, délégué général à la médiation avec les services publics :

« On n’a pas compris qu’entre fractures d’accès et fractures d’usage du numérique, c’est un pan non négligeable de la population qui se sent exclu dans sa relation avec le service public au sens noble du terme et qu’il convient non seulement d’accompagner, mais aussi de vite rétablir une proximité qui n’est pas que géographique. »

Puis Jacques Toubon rappelle :

« Dans son rapport Dématérialisation et inégalités d’accès aux services publics, le Défenseur des droits préconise que les gains de la dématérialisation soient en partie consacrés à la mise en place d’actions et de dispositifs d’accompagnement permettant d’assurer l’accès aux services publics de toutes et tous. »

Avant d’asséner :

« L’État doit être le premier accompagnateur des usagères et usagers dans l’appropriation du numérique. »

Jacques Toubon « constate deux évolutions préoccupantes » :

« D’une part, le renforcement des obstacles dressés devant l’accès aux droits des populations défavorisées pour lesquelles l’accueil, qui constitue le cadre indispensable au dialogue et à l’échange d’informations, est la voie d’accès privilégiée aux droits. D’autre part, l’extension de la “non réponse” des services publics à l’ensemble des usagers, souvent ballotés d’une plateforme téléphonique inaccessible à un site internet aussi difficile d’accès. »

Ainsi, faisant écho à ce que constatent beaucoup d’écrivains publics et d’intervenants sociaux, le Défenseur des droits affirme :

« Dans de nombreux cas, les difficultés que doivent surmonter les usagères et usagers pour accéder à leurs droits de manière effective s’apparentent moins à des défaillances qu’à des obstacles mis en place plus ou moins délibérément par les pouvoirs publics. »

Car Jacques Toubon n’est pas dupe :

« Si la dématérialisation est le plus souvent un projet de modernisation des services publics au service de tous les publics, elle est aussi et parfois un palliatif à la réduction des services d’accueil du public guidée par une logique budgétaire. »

Bien entendu, ce nouveau constat accablant renforce la pertinence de la lettre-pétition nationale lancée par l’AEPF « Pour un réel accompagnement de la dématérialisation ».

Pascal Martineau

>> Lire le rapport d’activité 2018 du Défenseur des droits
>> Signer et diffuser la pétition de l’AEPF
>> Le site du Défenseur des droits