Foire aux questions

Quel est le portrait-robot de l’écrivain public ?

C’est une femme (deux fois sur trois), âgée de 31 à 55 ans, dotée au minimum d’un Bac + 3, ayant eu un autre métier auparavant, exerçant surtout en zone urbaine, à son domicile ou chez ses clients, qui sont des particuliers et des professionnels (entreprises et collectivités locales). Dans plus de la moitié des cas, l’écrivain public exerce parallèlement une autre activité. (Source : Enquête SNPCE 2013/2014 sur les prestataires et conseils en écriture)

L’agrément est-il nécessaire pour exercer ?

Non, la profession n’est pas réglementée, chacun peut s’installer sans contraintes. Cependant, l’agrément délivré par l’AEPF apporte la reconnaissance d’une association qui existe depuis 1980. Il témoigne de capacités rédactionnelles et offre le soutien d’un groupe de professionnels.

Comment obtient-on l’agrément ?

Pour postuler, il faut être titulaire d’un Bac + 3, avoir participé à la journée d’information et renseigner un dossier (CV, lettre de motivation, etc.). Les épreuves se déroulent sur une journée et comptent des épreuves écrites et orales. La procédure est adaptée pour les écrivains publics déjà installés depuis deux ans, ainsi que pour les titulaires de la licence « Conseil en écriture professionnelle & privée Écrivain public » délivrée par l’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle.
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Avec un bac + 2, peut-on tenter l’agrément ?

Oui, cela est possible dans la mesure où les diplômes et/ou l’expérience vont dans le sens de l’écriture et/ou du public. Cependant, si le niveau Bac + 2 n’est pas atteint, le dossier sera systématiquement soumis à l’avis du conseil d’administration de l’AEPF. Pour un niveau d’études moindre, il sera possible de demander une dérogation dans le cas où des travaux déjà effectués peuvent être portés à la connaissance de l’AEPF.

Comment peut-on se former ?

Bien qu’aucune formation ne soit obligatoire, il existe des cursus universitaires et par correspondance.
- Les formations universitaires
L’Université de Paris III Sorbonne Nouvelle propose de suivre une licence professionnelle « Conseil en écriture professionnelle & privée Écrivain public ». D’une durée d’un an, à raison de deux jours par semaine, ce cursus prévoit un stage obligatoire de 400 heures. L’enseignement est accessible en formation initiale ou continue.
>> Pour en savoir plus, suivez ce lien L’Université du Sud Toulon-Var délivre un diplôme universitaire « Écrivain public et auteur conseil ». Lui aussi d’une durée d’un an, il prévoit 345 heures d’enseignement, à raison de deux journées par semaine et nécessite de suivre un stage de 140 heures.
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- Les formations par correspondance
Depuis 2000, le CNFDI(Centre National de Formation à Distance), organisme privé, propose une formation à la carte de six à douze mois, avec une écoute personnalisée tout au long du parcours.
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Quant au CNED (Centre National d’Enseignement à Distance), il propose depuis juin 2005 une formation calée sur les rythmes scolaires en raison de son appartenance à l’Éducation Nationale. Là aussi, un suivi est assuré tout au long du parcours.
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Quelles formations propose l’AEPF ?

L’AEPF organise des formations au minimum deux fois par an, avec trois modules d’un jour chacun : le travail de l’écrivain public-biographe, l’écriture journalistique et l’atelier d’écriture. L’inscription est possible à un ou plusieurs modules. Des formations thématiques sont également proposées (formation à la biographie).

Outre l’AEPF, quels organismes fédèrent la profession ?

Le GREC (Groupement des Écrivains Conseils®) a été créé en 2002. Son but ? Rassembler, représenter et défendre les Écrivains conseils® en activité, organiser la profession vis-à-vis des tiers et promouvoir son image.
>> Pour en savoir plus : http://www.ecrivainsconseils.net
Quant au SNPCE (Syndicat National des Prestataires et Conseils en Écriture), il est né en 2007 et vise à défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres.
>> Pour en savoir plus : http://www.snpce.fr

Quelles sont les conditions d’installation ?

L’écrivain public exerce soit à domicile, dans un bureau ou un local indépendant du reste de son logement, soit dans un bureau extérieur. Il se rend aussi régulièrement chez ses clients. Il doit souscrire une assurance responsabilité civile afin de couvrir les éventuels dommages causés à ses clients. Un équipement bureautique complet est en outre nécessaire : ordinateur et logiciels courants, connexion à Internet, imprimante, téléphone, enregistreur audio, etc. Sans oublier le matériel classique de bureau. Pour se rendre visible, un site Internet (ou un blog) et une page sur les réseaux sociaux professionnels (Viadeo et LinkedIn) sont indispensables. La distribution de cartes de visite, voire d’une plaquette de présentation, et l’inscription aux Pages Jaunes sont également fortement recommandées.

L’écrivain public travaille-t-il toujours à son compte ou peut-il être salarié d’une mairie, d’une association ?

Un écrivain public répond à des demandes diverses et variées. S’il exerce le plus souvent en cabinet, sous statut libéral (auto-entrepreneur, entreprise individuelle ou société), cela ne l’empêche pas d’être par ailleurs salarié d’une structure, pour des publications régulières (magazine communal par exemple) ou pour des permanences (aide aux démarches), etc. Il peut aussi intégrer une coopérative d’activités et d’emploi, qui lui sert d’hébergement juridique, fiscal et comptable. Il touche alors aussi un salaire et bénéficie de la couverture sociale des salariés. Autre solution pour rester rattaché au régime général de la Sécurité sociale : le portage salarial. Cependant, la société de portage qui verse le salaire à l’écrivain public prélève une commission de 10 % en moyenne sur ses gains.

Quelles prestations propose un écrivain public ?

Toutes liées à l’écriture, elles sont très variées : réécriture (reformulation, conseil en écriture) ; rédaction (biographies, discours, lettres, CV, etc.) ; correction ortho-typographique (lettres, manuscrits, mémoires, thèses, etc.) ; aide individuelle aux personnes en difficulté en matière de démarches administratives ou peu assurées dans la maîtrise de l’écriture ; transcription de documents audio ; saisie informatique ; animation d’ateliers d’écriture ; tri, classement, archivage ; traduction ; et même calligraphie.

Qui sont les partenaires de l’AEPF ?

L’AEPF a conclu des partenariats avec plusieurs entités, dont le Projet Voltaire, le SNPCE (Syndicat National des Prestataires et Conseils en Écriture), Iscriptura (organisme de formation), l’assureur Allianz, et l’ANLCI (Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme).

Quelles sont les règles de déontologie qu’un écrivain public doit respecter ?

Dans l’exercice de son métier, l’écrivain public doit respecter plusieurs règles de déontologie, dont l’une des plus importantes est le secret professionnel. Il ne peut pas rédiger des lettres d’insulte ou de menaces, ni se rendre coupable de plagiat ou de fraude. Il ne peut pas non plus pratiquer illégalement la consultation juridique et la rédaction d’actes sous seing privé, sous peine de sanctions civiles et pénales. Enfin il ne se substitue pas à un avocat ou à un expert-comptable ni ne peut recouvrer des créances pour autrui.