Sélectionner une page

Ce n’est pas un roman, et c’est effrayant…

Matthieu, 16 ans, viole une première fois, sauvagement, une jeune fille lumineuse de vie.

Insaisissable, il récidive en tuant abominablement.

Deux voix s’élèvent, envers et contre tous, celles de parents obsédés par la vérité.

Ils veulent comprendre. Renier leur enfant est au-dessus de leurs forces.

Leur camp est choisi, malgré eux : celui d’un assassin vivant.

Je ferme ce livre après une lecture ininterrompue, en apnée.

Des larmes envahissent mon visage, les mots ne me viennent pas…

Que dire de l’indéfendable ?

Naît en moi un sentiment d’indécence. Une phrase ne passe pas :

“… Alors peut-être pourrions-nous essayer de passer à autre chose.”

Quand on perd un enfant, on ne passe jamais vraiment à autre chose.

Leur enfant à eux est enfermé certes, et heureusement, mais il est vivant.